Saviez-vous qu'en 1961, Montignies-Lez-lens a été le théatre d'une effroyable catastrophe aérienne ?

En effet, le 12 décembre 1961, deux avions militaires de type Fairchild C-119 en approche pour l'aérodrome de Chièvres ce sont télescopés au dessus de Montignies-lez-Lens. Une des deux avions c'est écrasé près de la ferme du Marais, l'autre au Quesniau. Des deux avions on retirera 13 cadavres.

Voici un compte rendu de cet évènement

 

 

12 décembre 1961, 8h45, hiver assez rude en cette période à Montignies-lez-lens. Le jour se lève, il tombe une petite brume qui englobe toute la région dans la grisaille. Dans la ferme de Pierre Van Veuren, son épouse enceinte de quelques semaines s’occupe à débarrasser la table du petit déjeuner. Son époux est lui en train de nourrir le bétail dans l’étable tandis que soudain, il entend une sorte de coup de tonnerre. Quelques secondes plus tard suit un éclat de lumière qui illumine les fenêtres et murs du coté nord de la ferme. 

Un peu plus loin, à la ferme des Druard-Pelerin, on remarque la même chose, tout le monde s’inquiète à propos de ‘cet orage’ qui n’a aucun sens en cette saison hivernale.

Entretemps dans la ferme Van Veuren, la panique s’installe, Il est maintenant évident qu’une catastrophe vient d’avoir lieu : Un avion vient de s’écraser à même le sol et est en train de flamber…..

A deux kilomètres de là, à la ferme de la famille Vercruysse, le fermier entend distinctement le bruit reconnaissable d’un moteur d’avion tournant à pleine puissance. Il sort précipitamment et voit un avion de type C-119 qui rase la réserve à grains et s’écrase immédiatement après dans le champ face à la ferme.

En quelques secondes c’est joué un drame effroyable dans le ciel proche de l’aérodrome militaire de Chièvres. Deux avions militaires de même type C-119 de la force aérienne Belge se sont heurtés en plein vol. Un des avions s’écrase avec son équipage, dans un champ au hameau du Quesniau tandis que le second s’écrase tout au bord de la rue de la roche, entre la ferme du marais et la grotte de Notre Dame des bouloirs. L’aéroport de Chièvres se trouve à deux kilomètres à vol d’oiseau.

L’accident fera 13, victimes toutes militaires à la force aérienne. Les avions sont de type Fairchild C-119 de la force aérienne.

Le premier, numéroté CP23 c/n 10951 USAF-Serial: 52-6021 avec l’immatriculation  : OT-CBC 

Equipage:

Kap t. Jules Gerard;
Kapt. Albert Vermeerbergen; 
Cdt. A 
Le secondndré Bolle;
Adj. Gilbert Deneef;
1Sgt.Maj David Vandemeersche (tt 2478:30hrs)

Le second, numéroté CP25 c/n 11082 USAF-Serial: 52-6043 avec l’immatriculation  : OT-CBE

Equipage:
1Sgt. José Decaigny;
Adj. Alfred Donckier;
Kapt. Yvan Passchiersens;
Sgt. Camille Bauvois; 
Adj. Gilbert François;
Adj. Romeo Decot; 
1Sgt. Raoul Depoorter;
1Sgt.Maj.Florimont Delroeux (tt.2794.45 hrs)

Très bizarrement, le communiqué officiel du ministère de la défense fait état d’une collision entre un C-119 et un avion de chasse de la force aérienne pendant lequel 6 personnes auraient perdu la vie.

Il ne reste que très peu de traces de cet accident :

  • - Au Quesniau, un tronc d'arbre à moitié carbonisé par l'impact est resté pendant des dizaines années comme souvenir, nous ne sommes pas sûr s'il existe encore.

- Face à la ferme du marais (près de la grotte de la vièrge Marie des bouloirs), on retrouve encore le cratère de l'impact qui est maintenant devenu une petite mare (Voir photos gauche et droite).

Le lendemain du drame, le roi Baudouin et la reine Fabola se sont receuillis devant les dépouilles des 13 aviateurs, transportés dans une chapelle ardente à l'aérodrome de Chièvres.

     

 

 

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