Résumé Historique (Pour les impatients)

Durant la période romaine (57 avt J-C à 445 ap J-C), le pays de Lens, dont fait partie Montignies, était couvert par une vaste forêt charbonnière, ainsi dénommée à cause du charbon qu'on y faisait avec le bois de hêtre (charbon de "fau").

A cette époque, Bavay avait été choisie comme étant la capitale de la NERVIE. Au centre de cette ville, était placée une pierre à 7 faces dont chacune correspondait aune voie romaine.

La 1ère traverse nos contrées pour aboutir à Utrecht et fait la limite entre Montignies et Neufvilles. Cette route traverse ensuite Louvignies, Chaussée N.D., Graty, Hoves, Enghien, le Brabant et Anvers pour aboutir à Utrecht en Hollande. Elle est appelée "Chaussée Brunehault". Le nom de "Chaussée" (caussée) vient de "Caus", nom patois de "chaux", le matériau employé dans sa construction. Quant à Brunehault, c'est le nom de la reine, régente d'Autrasie (534-613) qui répara plusieurs voies romaines auxquelles elle laissa son nom.

A cette époque déjà, Montignies produisait beaucoup de blé ; on y élevait également un nombreux bétail et d'importants troupeaux de moutons et de porcs qu'on fournissait à Rome. Est-il besoin de rappeler que Montignies-lez-Lens est devenu plus tard, le berceau de la race chevaline belge, de renommée mondiale ?

Au Moyen Age, Montignies faisait partie des localités appelées "Onze villes" qui fut donnée par la comtesse de Hainaut aux moines d'Hasnon à la fin du Xle S. Montignies en était d'ailleurs le chef-lieu et possédait un château féodal qui a laissé quelques vestiges de tours, souterrains, fossés d'enceinte... Ce n'est plus aujourd'hui qu'une ferme baignée par la Marquette. Ce château devint par la suite, la résidence des moines de l'Abbaye de Cambron-Casteau qui acquirent cette propriété et la relièrent à Cambron par un souterrain. Il en reste des vestiges dans la maison (rue Val de la Marquette) encore occupée il y a peu par la famille Decrucq-Permanne. Quant à la maison de ferme du château, elle est actuellement habitée par la famille Stennhaut. (Notons en passant que les fermes "Bourgeois" et du "Marais" appartenaient également à l'Abbaye de Cambron).

Au temps de Croisades, Baudouin de Constantinople (4e Croisade) réunit un grand nombre de chevaliers de notre région pour aller délivrer le tombeau du Christ. Parmi eux, nous remarquons le chevalier Evrard de Montignies.

Vint alors la période des Communes (1168-1384). C'est en 1246 que Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut, accorda aux "11 villes" une charte importante réglant le droit de pâturage que les habitants des villages de Masnuy, Jurbise, Erbaut, Erbisoeuil, Casteau (où il existe toujours la rue des onze villes), Lens, Herchies, Saisinne (hameau de Thieusies, route Reine de Hongrie-Thieusies), Nimy, Maisières et Montigny-lez-Lens, ontdans la forêt de Broqueroie et ce, moyennant une redevance qui était payée chaque année, le dimanche qui suit la St Jean, à la sacristie de l'église de Montignies, (origine probable de la ducasse du mois de juin) devant le mayeur et les échevins de Montignies. Cela prouve donc aussi que le pouvoir communal s'exerçait déjà à Montignies en 1246. (Au nom de l'abbaye d'Hasnon qui possédait ce fief).

N.B. : Cette charte est reproduite "in extenso" dans les aperçus historiques de l'Abbé Notté et de Frère Nicolas. Vous retrouverez l'intégralité de celle-ci dans la section 'Histoire' de ce site.

C'est au cours de la période Autrichienne (1714-1795) que l'Abbaye de St Denis fit construire la ferme du Parc (dont nous reparlerons plus loin) comme en témoigne le millésime figurant sur le clocher (1778-1779), la ferme Bourgeois où l'on payait la dîme (détruite en 1876), et la cure de Montignies (incendiée par les Allemands en 1914).Durant la période espagnole (1494-1714), sous Charles-Quint, une législation respectant les anciennes coutumes propres à la ville de Mons fut donnée au Hainaut et étendue à toute la contrée dont faisait partie Montignies. Les nombreuses guerres de Louis XIV (1667-1715), roi de France (le roi Soleil), permirent aux armées françaises d'occuper souvent notre région et de s'y distinguer par divers actes criminels : incendies, pillages, réquisitions.

La "petite histoire" de Montignies ne s'arrête évidemment pas à cette époque de l'histoire. De nombreux autres faits héroïques montagnards illustrèrent les deux derniers siècles, mais il n'est pas possible de tous les relater dans cette page. Rendez-vous sur les pages annexes relatives à l'histoire de Montignies Lez Lens.